Vous souhaitez vous lancer à votre compte ? La création d’une auto-entreprise est aujourd’hui rapide, gratuite et peut se faire 100 % en ligne. Voici tout ce qu’il faut savoir pour démarrer sereinement.
Les étapes clés de la création d’une auto-entreprise
1. L’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI
Depuis le 1er janvier 2023, toute création d’auto-entreprise passe obligatoirement par le guichet unique de l’INPI (procedures.inpi.fr). La démarche est entièrement gratuite (sauf pour les agents commerciaux, qui s’acquittent d’environ 25 € pour s’inscrire au RSAC).
Vous remplissez un formulaire de déclaration d’activité en ligne et joignez les pièces justificatives requises :
- Une pièce d’identité recto-verso en cours de validité
- Un justificatif de domicile (facture d’eau, d’électricité, contrat de bail…)
- Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et attestation de filiation
- Si votre activité est réglementée : une copie de votre diplôme ou autorisation d’exercice
L’INPI transmet ensuite votre dossier aux organismes compétents : URSSAF, INSEE, sécurité sociale, caisse de retraite. Vous recevez d’abord un récépissé de dépôt, qui vous permet de poursuivre vos démarches dans l’attente de la validation. Une fois immatriculé, vous obtenez vos numéros SIREN et SIRET : c’est à ce moment-là seulement que vous pouvez commencer à facturer vos clients.
2. La création de votre compte URSSAF
Une fois immatriculé, rendez-vous sur autoentrepreneur.urssaf.fr pour créer votre espace personnel. Pour cela, munissez-vous de votre numéro SIRET et de votre numéro de sécurité sociale. Après validation de votre adresse e-mail, vous accédez à votre tableau de bord.
C’est depuis ce portail que vous déclarerez votre chiffre d’affaires, chaque mois ou chaque trimestre selon le rythme que vous aurez choisi à la création. Vos cotisations sociales sont ensuite calculées automatiquement, en appliquant un taux proportionnel à vos revenus réellement encaissés. Concrètement : si vous n’avez pas de chiffre d’affaires un mois donné, vous ne payez rien.
3. L’ouverture d’un compte bancaire dédié
Un compte bancaire séparé n’est légalement obligatoire que si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives (loi PACTE, 2019). Dans ce cas, un simple compte courant dédié suffit, vous n’êtes pas contraint d’ouvrir un compte professionnel.
Cela dit, même en dessous de ce seuil, ouvrir un compte bancaire dédié dès le départ est une bonne habitude. Cela vous permet de distinguer clairement vos dépenses personnelles et professionnelles, de simplifier le suivi de votre trésorerie et de gagner un temps précieux lors de vos déclarations de chiffre d’affaires.
Pourquoi créer une auto-entreprise en 2026 ?
Un régime simple et accessible
Les formalités de création comme de cessation sont gratuites et rapides. La comptabilité se résume à tenir un livre de recettes (ainsi qu’un journal des achats si vous réalisez de la vente de marchandises), émettre des factures conformes et déclarer son CA en ligne.
Des charges sociales proportionnelles
Sous le régime micro-social, vous ne payez des cotisations que sur ce que vous encaissez réellement. Les taux varient selon la nature de l’activité (vente de marchandises, prestations de services, professions libérales).
La franchise en base de TVA
Tant que votre chiffre d’affaires reste sous les seuils légaux (85 000 € pour la vente, 37 500 € pour les services), vous n’êtes pas redevable de la Taxe sur la valeur ajoutée. Un avantage concurrentiel non négligeable face aux entreprises soumises à la TVA.
Un statut cumulable
L’auto-entreprise est compatible avec de nombreuses situations : salarié, étudiant, demandeur d’emploi ou retraité. Il est également possible de déclarer plusieurs activités au sein d’une même structure.