Arrêt maladie et rupture conventionnelle : quelles sont vos options en 2025 ?

24 septembre 2025

Lorsqu’un salarié se trouve en arrêt maladie, la question d’une rupture conventionnelle de son contrat de travail se pose parfois. Quelle est la légitimité de cette démarche dans un contexte où la santé et la relation de travail s’entremêlent ? Cet article explore les options disponibles en 2025, en tenant compte des évolutions juridiques et des implications pratiques de cette procédure. Dans un marché du travail où les droits des travailleurs sont constamment mis à l’épreuve, comprendre ce mécanisme devient essentiel.

Définition de la rupture conventionnelle en cas d’arrêt maladie

La rupture conventionnelle est une procédure de rupture d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI), qui repose sur un accord mutuel entre l’employeur et le salarié. Ce processus se distingue du licenciement, qui est à l’initiative de l’employeur. En d’autres termes, la rupture conventionnelle permet à un salarié de quitter son emploi de manière amiable, avec l’accord de son employeur. Ce processus s’applique même lorsque le salarié est en arrêt maladie, qu’elle soit d’origine professionnelle ou non.

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Il est fondamental que les deux parties – tant le salarié que l’employeur – soient d’accord sur la rupture, et surtout que ce consentement soit obtenu de manière libre et éclairée. Cela signifie qu’aucune des parties ne doit ressentir de pression pour conclure un tel accord. Si tel est le cas, la rupture conventionnelle peut être annulée.

Procédure à suivre pour une rupture conventionnelle en arrêt maladie

Lorsqu’un salarié en arrêt maladie souhaite conclure une rupture conventionnelle, la procédure doit être respectée rigoureusement :

  • Demande de rupture conventionnelle : Celle-ci peut être formulée par l’employeur ou le salarié, que ce soit par écrit ou oralement. Il est cependant recommandé de le faire par écrit afin de conserver une trace.
  • Entretiens préalables : Un ou plusieurs entretiens doivent être organisés pour discuter des modalités de la rupture, comme la date de fin de contrat et le montant de l’indemnité de rupture.
  • Signature de la convention : Une fois que les parties s’accordent sur les termes, la convention doit être signée par les deux parties.
  • Délai de rétractation : Après la signature, chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter.
  • Demande d’homologation : La convention doit être homologuée par l’administration compétente (DREETS) pour être valide.

Il est à noter que même si le salarié est en arrêt, il doit être convoqué à l’entretien. Ce dernier ne peut être programmé que durant les horaires de sortie autorisés par son arrêt maladie, ce qui demande une attention particulière de la part de l’employeur.

Les implications financières de la rupture conventionnelle

En cas de rupture conventionnelle, le salarié en arrêt maladie bénéficie de certaines indemnités, à l’instar des autres salariés. L’indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, tenant compte de l’ancienneté du salarié. Pour une interruption de contrat durant un arrêt maladie, il est impératif de distinguer les différentes indemnités que le salarié peut percevoir.

Indemnité Montant minimum
Indemnité de rupture conventionnelle Minimum égal à l’indemnité légale de licenciement
Indemnité de congés payés Basée sur les jours de congés non pris

Il est également essentiel de considérer le droit aux allocations chômage après une rupture conventionnelle. Les salariés qui concluent une telle rupture tout en étant en arrêt maladie ont le droit, sous certaines conditions, aux allocations chômage à condition que la rupture ait été homologuée par les autorités compétentes.

Négociation de l’indemnité pendant un arrêt maladie

Le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle peut faire l’objet de négociations. Ainsi, le salarié peut demander une indemnité supérieure à celle prévue par la loi, en tenant compte de plusieurs critères :

  • Ancienneté dans l’entreprise
  • Absence de faute disciplinaire
  • Contribution et investissement dans le travail

Il est conseillé aux deux parties de bordurer ces négociations avec précaution afin qu’elles restent bénéfiques pour tous.

Les droits des salariés en arrêt maladie lors d’une rupture conventionnelle

Les salariés en arrêt maladie bénéficient de droits spécifiques tout au long du processus de rupture conventionnelle. Leur santé et leur capacité à consentir librement à la rupture doivent être scrupuleusement prises en compte. Ce cadre légal s’appuie sur le principe de l’accord libre et éclairé.

Il est essentiel que le salarié en arrêt maladie puisse s’assurer que son consentement n’est pas impacté par sa situation vulnérable. Par exemple, un salarié éprouvant des difficultés liées à un burn-out ou à un harcèlement moral risque de voir son consentement remis en question. Ainsi, le passé judiciaire a montré que le consentement d’une personne devant des pressions psychologiques peut entraîner l’annulation de la rupture conventionnelle.

Documentation à fournir lors de la rupture

Un salarié en arrêt maladie qui conclut une rupture conventionnelle doit absolument recevoir les mêmes documents de fin de contrat qu’un salarié dont le contrat a été rompu en conditions normales :

  • Certificat de travail
  • Attestation d’assurance chômage
  • Reçu pour solde de tout compte

Il est impératif que le salarié reçoive ces documents après l’homologation de la rupture, sinon cela pourrait être considéré comme un licenciement sans cause réelle.

Recours en cas de litige : Contestation de la rupture conventionnelle

Les salariés en arrêt maladie ont la possibilité de contester une rupture conventionnelle, notamment s’ils estiment que leur consentement a été entaché. Dans ce cadre, ils disposent d’un délai de 12 mois à partir de la date d’homologation pour faire valoir leurs arguments devant le conseil de prud’hommes.

Les motifs de contestation les plus fréquents incluent :

  • Dol : C’est-à-dire que le consentement a été obtenu grâce à des manœuvres trompeuses.
  • Violence : Si le salarié s’est senti contraint à signer.
  • Erreur : Si le salarié a été mal informé sur ses droits.

La jurisprudence a déjà établi que dans des situations de harcèlement moral, le consentement des salariés peut être considéré comme non valide, ce qui remet en question le processus de la rupture conventionnelle. De ce fait, l’employeur doit faire preuve d’une vigilance particulière lors de la négociation, en consultant un spécialiste du droit du travail lorsque le risque semble élevé.

Procédures en cas de litige

Dans l’éventualité d’une contestation de la rupture conventionnelle, le salarié peut :

  • Envoyer une lettre recommandée à son employeur pour signifier son désaccord.
  • Saisir le conseil de prud’hommes pour contester la procédure.
  • Consulter un avocat spécialisé dans le droit du travail pour obtenir des conseils appropriés.

Chaque partie doit être préparée à défendre ses droits en examinant attentivement les arguments juridiques mis en avant.

Protéger ses droits : Conseils pratiques

La gestion d’un arrêt maladie tout en envisageant une rupture conventionnelle est une situation complexe. Voici quelques conseils pratiques pour naviguer dans ce processus en toute sécurité :

  • Documenter les communications : Conservez un enregistrement écrit de toutes vos interactions avec votre employeur concernant la rupture.
  • Consulter des experts : Envisagez de solliciter l’aide d’organismes spécialisés comme AMELI, la CPAM ou des syndicats comme UNSA ou CFE-CGC.
  • Protéger votre santé : Assurez-vous que votre santé est bien prise en compte avant toute décision.

En conclusion, la rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie peut se révéler être une solution viable pour certains salariés, sous réserve de respecter les conditions légales et d’assurer un consentement libre et éclairé. Les acteurs impliqués dans ces processus doivent donc veiller à l’équilibre entre les droits de chacun.

Questions Fréquemment Posées

Peut-on demander une rupture conventionnelle en étant en arrêt maladie ?
Oui, il est possible de conclure une rupture conventionnelle même pendant un arrêt de travail, sous certaines conditions.

Quels droits ont les salariés en arrêt maladie lors d’une rupture conventionnelle ?
Les salariés ont droit à des indemnités de rupture et à des documents de fin de contrat, tout comme les autres salariés.

Quelles sont les étapes de la procédure de rupture conventionnelle ?
La procédure inclut la demande de rupture, les entretiens préalables, la signature de la convention, et la demande d’homologation.

Que faire en cas de litige concernant une rupture conventionnelle ?
Une contestation peut être apportée auprès du conseil de prud’hommes dans un délai de 12 mois après l’homologation.

Les salariés en arrêt maladie peuvent-ils bénéficier des allocations chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui, ils peuvent y avoir droit, sous réserve que la rupture soit homologuée par les autorités compétentes, tel que le Ministère du Travail.

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